Pink Parade & Pink Party 2026
Personnes
Le Futur sera Queer
Le samedi 11 juillet 2026, Nice a repris le chemin du Port pour sa Marche des Fiertés. Organisée par l’association AGLAE, la Pink Parade a rassemblé des milliers de personnes derrière un mot d’ordre assumé : « Le futur sera Queer ». Départ à 15h30 du quai Papacino, puis un cortège de chars musicaux, de DJ sets, de drapeaux et de pancartes qui a remonté le bord de mer jusqu’au Théâtre de Verdure, sur la Promenade des Anglais.
Une parade accessible partait en parallèle de Castel Plage, pour que la marche reste praticable par toutes et tous. Familles, associations, allié·e·s, Niçois·es de longue date et visiteurs de passage : la ville a une nouvelle fois pris les couleurs de l’arc-en-ciel.
"Une marche festive et résolument revendicative
Le slogan retenu cette année ne se contente pas de célébrer l’existant. Les organisateurs l’ont posé clairement : il ne s’agit plus seulement de défendre ce que nous sommes aujourd’hui, mais de revendiquer la place que nous occuperons demain. Derrière la formule, une vision précise : des familles reconnues sans réserve, des jeunes qui grandissent sans avoir à se cacher, des associations qui cessent de lutter pour leur simple survie. Sur le quai, Erwann Le Hô, président coordinateur du Centre LGBTQIA+ Côte d’Azur, résumait l’enjeu en quelques mots : marcher pour célébrer « nos existences, nos amours, nos familles ». Dans un contexte de hausse des actes LGBTphobes et à l’approche d’échéances politiques sensibles, la dimension revendicative de la parade n’a rien perdu de son actualité. La fête, ici, reste un moyen, pas une échappatoire.
La Pink Party, la fête comme prolongement
Dès 18h, l’arrivée au Théâtre de Verdure s’est transformée en Pink Party, gratuite et ouverte à toutes et tous. Show drag, performances, DJ sets jusque tard dans la soirée, village associatif et buvettes : la programmation a tenu le public sur place bien après la dispersion du cortège. C’est là que se joue une part essentielle de la journée, quand les associations niçoises tiennent leurs stands et rencontrent un public qui ne les croiserait pas ailleurs. Les chars, souvent construits de A à Z par des collectifs et des commerçants locaux, rappellent aussi que l’événement repose largement sur du bénévolat et de la débrouille.
Un point mérite d’être souligné : la Pink Party est autofinancée. Sa gratuité, son accessibilité et sa tenue même dépendent des dons et du soutien de celles et ceux qui y participent. C’est la contrepartie discrète d’une journée qui donne l’impression d’aller de soi, alors qu’elle se rejoue chaque année. Depuis 2004, la Pink Parade est devenue l’un des rendez-vous majeurs de l’été azuréen. À en juger par l’édition 2026, elle n’a rien perdu de son énergie ni de sa raison d’être.